Carnet N°14 : Nahal Arugot et Ein Gedi
Pour ce nouveau carnet, on va rester dans les environs immédiats de la Mer Morte et commencer par une petite balade dans Nahal Arugot.
Si la majeure partie des rivières du désert ne coulent que quelques jours dans l’année suite aux pluies de l’hiver, Nahal Arugot est un petit torrent qui coule tout le long de l’année. Ses eaux sont d’ailleurs pompées, filtrées et mis en bouteilles comme eaux minérales.
Cette rivière fait partie de la réserve naturelle de Ein Gedi (dont il est écrit dans la bible qu’elle abrita le Roi David lorsqu’il voulut fuir le Roi Saül) malgré le fait que les entrées soient séparées.
La balade commence au départ du parking et longe le lit de la rivière.
Là, on est dans le lit de la rivière après la station de pompage
Les environs sont grandioses
Puis bientôt le chemin se sépare en 2, en bas on marche dans le lit de la rivière, en haut on suit le cour en gardant les pieds au sec.
Comme nous sommes de grands aventuriers, on va tranquillement marcher dans l’eau. Bon, à part quelques petites piscines, le niveau de l’eau atteint à peine les chevilles mais cela apporte une fraicheur appréciable.
On atteint bientôt une première petite cascade et on remonte sur le flanc de la montagne.
Le chemin repart dans l’eau et au bout d’une demi-heure de marche on atteint la Cascade cachée et sa piscine où l’on peut se baigner.
Mais en continuant un peu le chemin on atteint la dernière piscine avec, là aussi, une possibilité de baignade.
Quel plaisir

de se jeter dans les eaux limpides à toute période de l’année – sur cette photo nous étions venus avec des amis de France le 24 décembre.
Quelques habitants du lieu nous observent nous baigner
Le parcours n’est pas circulaire sauf à joindre la randonnée avec Nahal David qui se situe dans la vallée voisine. Mais alors là, il faut compter une journée entière d’Excursion.
Alors je vous mets quelques photos de Nahal David, qui coule aussi toute l’année mais qui est plus fréquente que Nahal Arugot du fait de sa plus grande notoriété.
Après ces balades rafraichissantes dans l’eau, on va retourner au bord de la Mer Morte pour vous conter une petite anecdote qui m’est arrivée il y a quelques années.
Le troisième atelier pratique de mon cours photo avait pour thème le lever de soleil, et donc on avait choisi la Mer Morte vu qu’elle est en direction de l’Est.
A 4h30 du matin, un matin de décembre

, on quitte donc la maison et on part installer nos appareils photos le long de la Mer Morte, dans un endroit assez pittoresque près du Kibboutz Ein Gedi.
Tout d’abord, il nous faut se méfier des Dolines

. Ce sont des effondrements souterrains du sol, dû à la baisse du niveau de la Mer Morte, le sel contenu dans le sol est littéralement lessivé lors des crues des rivières et devient poreux puis s’effondre de lui-même. Des zones entières autour de la Mer Morte ont été évacuées et interdites d’accès à cause de ces Dolines.
Ca c'est une photo récupérée sur Internet pour montrer le phénomène vu du ciel
Le responsable du cours connait bien la zone, donc il nous emmène sans un endroit sûr et nous commençons à prendre nos photos. Malheureusement, le temps couvert ne nous permettra pas de prendre le lever du soleil

mais voilà quelques photos prises ce matin-là.
Il est maintenant 8h30 et il est temps de repartir à la maison.
Sauf qu’en arrivant devant Nahal Arugot (vous vous rappelez le petit ruisseau de tout à l’heure ?

) et bien maintenant il est en cru et impossible de passer

.
En fait il pleut sur la Région de Jérusalem

et l’eau ruisselle jusqu’à la Mer Morte. Seuls quelques intrépides en 4x4 arrivent à franchir le torrent.
Nous allons devoir patienter la lente décrue. La solidarité des gens bloqués marche à fond et nous trouvons refuge chez un habitant du kibboutz Ein Gedi, où nous allons passer un bon moment sur sa terrasse.
On déjeune, on prend quelques photos de la vue.
On va aussi visiter le Jardin Botanique du Kibboutz.
Du kibboutz on voit le depart de Nahal Arugot
L’après-midi arrive, du coup on va retourner au bord de la Mer Morte pour photographier le coucher de soleil.
Et vers 18H00, l’eau a suffisamment baissé pour tenter le passage. Avec ma 3008 un peu surélevée, je passe sans problèmes

alors qu’un autre participant du groupe photo, avec sa BMW Série 1 va noyer son moteur lors du passage (heureusement avec l’inertie il va réussir à sortir du lit du torrent

) mais sa
voiture refuse de redémarrer

, et j’ai dû le prendre avec moi pour le ramener chez lui.
Après presque 10h d’attente, nous avons donc réussi à repartir à la maison

mais, même si nous n’avons jamais été en danger, c’était un peu stressant comme journée.
Pour le prochain carnet, on va repartir vers Eilat pour quelques balades dans le désert (j’espère que vous aimez ça

)
A bientôt pour la suite.
