Carnet N°12 : Har Massor et la Vallée de la Arava
Aujourd’hui on va laisser de côté le bleu de la Mer et du Lac de Tibériade et repartir vers le jaune/ocre du désert de Judée et de la Vallée de la Arava qui sépare Israël de la Jordanie.
Mais avant mon récit, je vous remet un peu de musique du Groupe Idan Raichel qui est un acteur majeur de la scène musicale israélienne avec son groupe qui inclut des chanteurs en langue Amharique (Ethiopie), Arabe, Espagnol, …
Nous allons commencer notre parcours par le Nord du Néguev et le « petit cratère » Hamekhtech Hakatan. Pour ceux qui ont suivi l’épisode N°6

, je vous avais parlé du Grand Cratère, il existe aussi un petit cratère situé quelques kilomètres plus à l’Est dans la direction de la Mer Morte.
Issu comme son grand frère de l’érosion des roches dues à la présence d’eau il y a quelques millions d’années, il n’en n’est pas moins impressionnant.
Malheureusement, le jour où on l’avait visité, il y avait un vent de sable et donc les photos sont assez voilées. Je n’ai pas voulu les retoucher pour leur laisser leur ambiance un peu « lunaire ».
On va poursuivre notre parcours par Har Massor.
Situé dans le Sud du désert de Judée, ce petit mont de 300m de dénivelé peut être escaladé assez facilement (bon faut quand même avoir une certaine forme physique

) et permet d’avoir de belles vues sur le désert environnant.
La balade commence par une piste de 12km à faire en
voiture depuis la route principale de la vallée de la Arava. La piste est assez roulante et ne présente pas de difficultés majeures.
On arrive à un petit parking d’où commence la Randonnée. Celle-ci faisant une boucle, on peut laisser la
voiture et partir à l’assaut de la Montagne.
Le plan est en hébreu mais je pense qu'il se comprend de lui-meme.
Le chemin démarre par une montée assez rude sur le flanc Est de la butte. Les vues sur les alentours sont déjà sublimes.
Le dernier quart de la montée se fait sur le flanc de la montagne en s’aidant des mains voire des échelles installées à cet effet dans la roche.
Arrivée en haut le spectacle est saisissant.
On entame ensuite la descente le long de la crête puis on arrive dans un petit canyon
Au milieu du chemin, on passe sous une petite arche.
Et c'est le retour au parking après un dernière petite côte
Il faut compter 2H pour cette balade y compris la montée.
Ensuite, nous repartons dans la Vallée de la Arava pour une Randonnée dans Nahal Tzafit. Il s’agit encore une fois du cours d’un ruisseau qui est asséché pratiquement toute l’année.
Normalement on peut faire Nahal Tzafit (en descente) en le couplant avec Nahal Tamar (pour la montée), mais celui-ci comprend des échelles assez impressionnantes

, et l’année où on l’a fait, nous étions en groupe avec de jeunes enfants. Du coup, on a préféré déposer une
voiture à l’arrivée de Nahal Tzafit et démarrer la Randonnée sur les hauteurs de la rivière pour en descendre tranquillement le cours.
Les hauteurs de Nahal Tzafit
Au loin on aperçoit les usines de minéraux de la Mer Morte
Et nous voilà arrivés devant le Canyon
Dans lequel nous rentrons pour entamer la descente
La balade est aussi assez facile, seuls quelques endroits demandent un peu d’agilité et d’utiliser les échelles présentes sur le parcours.
Nahal Tzafit, sur sa fin, est un canyon en assez étroit, en pierre blanche

, et où l’on mesure la violence de l’eau.
D’ailleurs, Nahal Tzafit est le site d’une tragédie assez récente, en Avril 2018, un groupe de 25 adolescents de Terminale en sortie scolaire, s’est fait surprendre par la brusque montée des eaux alors qu’il ne pleuvait pas dans la zone

. 10 des 25 adolescents ont péri dans la tragédie.
Voila une petite photo de Canyon lorsqu’il se remplit d’eau, je vous mettrais dans un prochain carnet une vidéo d’un torrent en cru pour vous montrer la violence et le débit des Nahalim lors d’une brusque montée des eaux.
On va quitter Nahal Tzafit, pour descendre le long de la Vallée en direction d’Eilat.
Une piste assez bien aménagé « le Chemin de la Paix » coure le long de la frontière avec la Jordanie. On peut se promener en autres dans un petit champ de dunes naturelles et admirer quelques points de vue.
Au loin, la Jordanie
Dans cette région aride (il ne pleut qu’un ou 2 jours par an), les agriculteurs vivent de la culture des arbres fruitiers (dattes, agrumes, …) et de cultures sous serres (fraises, melons). Bien sûr l’irrigation contrôlée est en must sachant qu’en été les températures peuvent frôler les 45°C à l’ombre l’été.
Mais le soir, au coucher du soleil, les températures sont relativement clémentes et permettent des balades dans le désert pour admirer le coucher du soleil.
Une petite halte pour découvrir la végétation du désert.
Et une autre halte pour boire le thé
Et pour changer, un petit coucher de soleil?
Et voila, on rentre
Pour le prochain carnet, on va rester dans le désert et remonter vers la Mer Morte pour le deuxième chapitre sur cette mer particulière.
A bientôt pour la suite
