Jours 36 et 37 - 3 et 4 juillet
Programme du jour : retour en Suisse
Et bien voilà, c’était ma dernière nuit aux USA. Elle a été agitée à cause du sifflet des trains et du stress des deux jours de voyage qui m’attendent.
Je suis partagée entre la tristesse de quitter ce magnifique pays où j’ai passé 35 jours merveilleux

et la joie de retrouver ma famille

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Je prends mon dernier petit-déjeuner sur la table du camping, mais il n’y a ni écureuil, ni cerf, ni lapin pour me souhaiter un bon retour. Dommage, j’aurais bien aimé en voir un dernier. Puis, je m’occupe des dernières petites choses à ranger dans le cc. Hier soir, je n’ai pas eu le temps de le nettoyer et ce matin je n’en ai pas envie. Tant pis, je payerai les frais de nettoyage.
A contre-cœur, je quitte le camping vers 08h.00 et prends la direction de Draper où se trouve le loueur de cc. Le trajet se fait presque entièrement sur l’Interstate 15 et je suis très stressée. Je n’ai pas souvent pris l’autoroute pendant les vacances et celle-ci est à 5 voies

. Il me faut une demi-heure pour y arriver. Comme le centre est dans une ‘’zone industrielle’’, je pensais qu’il y aurait une station service. Malheureusement, il n’y en a pas. Mais j’en ai repéré une un peu avant. J’y retourne pour faire le plein et reviens au centre. Il est 08h.45. Tout ce que je vois est un magasin Camping World, mais pas d’accueil où rendre le cc. Je demande à une vendeuse et elle me dit que je dois aller au fond du magasin.
Là, un jeune s’occupe de moi et prend mon dossier. On sort faire le constat du cc. Il regarde le nombre de miles, si j’ai bien fait le plein d’essence et le plein de gaz propane … et c’est tout. A peine 5 minutes et le constat est terminé. Il n’a pas contrôlé l’intérieur, ni l’extérieur, ni le vélo de location, rien. Je lui dis que je n’ai pas eu le temps de nettoyer le cc mais que je payerai les frais. On retourne dans le magasin et il me remet un document attestant que tout est en ordre. Je lui demande combien je lui dois pour le nettoyage. Il me répond que je ne dois rien payer car il ne l’a pas trouvé sale. Cool

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Une fois toutes les formalités terminées, je lui demande s’il peut m’appeler un taxi pour aller à l’aéroport. Il le fait très volontiers et me dit que c’est Camping World qui paye la course. Re-cool

. Le taxi refait la route en sens inverse et j’arrive à l’aéroport à 09h.45. Finalement, tout a été beaucoup plus vite que je ne le pensais. Et mon avion n’est qu’à 13h.30. Je n’ai plus qu’à attendre.
Mon premier avion part de Salt Lake City avec 1 heure de retard et le vol se passe très bien. Comme j’avais une escale à Dallas de 4 heures, je n’aurai plus que 3 heures à attendre. Attendre, toujours attendre. A l’aller, je n’ai pas eu l’impression de beaucoup attendre. Sûrement parce qu’au bout, il y avait 5 semaines de vacances. Mais là, durant ces deux derniers jours, j’ai vraiment l’impression de ne faire que ça, attendre.
Mon second vol, avec American Airlines, part à l’heure. L’avion est moins confortable que celui de British et il n’y a pas d’écran TV individuel, mais ça ne me dérange pas. Le repas n’est pas mauvais et en quantité suffisante. Comme d’habitude, je n’arrive pas à dormir. Mais comme les hôtesses ont éteint les lumières, je me repose quand même. Je me lève environ toutes les deux heures afin de faire quelques mouvements pour détendre mon dos et mes jambes. Vers 4h.30 (heure américaine), j’aperçois les hôtesses préparer les plateaux pour le petit-déjeuner. Et bien sûr, je choisis ce moment-là pour m’endormir … et me faire aussitôt réveiller par l’hôtesse qui m’apporte le petit-déjeuner. Je fais un saut sur mon siège et manque renverser mon plateau. L’hôtesse s’excuse, elle n’avait pas vu que je dormais. Et je n’aime pas être réveillée en sursaut. Après, je suis toute bizarre.
Pour le petit-déjeuner, du jus d’orange, des croissants, un gâteau sec et un yaourt. Je ne supporte pas les croissants ni le jus d’orange à jeun, mais je finis quand même tout mon plateau. Et mon estomac me le reproche assez rapidement. Alors, lorsqu’on approche de Londres et qu’il y a plein de turbulences, je me pose vraiment la question si tout va rester dans mon estomac. La première chose que je fais en descendant de l’avion est de boire un coca et tout rentre dans l’ordre.
Mon dernier vol Londres – Genève se passe sans encombre. Enfin, presque. On atterrit vers 16h.45. Je me dirige vers les tapis pour récupérer mes valises. J’attends, j’attends … et rien. Pas de bagages. Je me rends au bureau des réclamations et on me dit qu’ils sont dans le prochain vol depuis Londres qui doit arriver dans 40 minutes. Pas de problème, je vais attendre. De toute façon, mon frère, qui vient me chercher avec ma belle-sœur et mes nièces, n’est pas encore là.
Au bout d’une heure, ne voyant pas le vol de Londres s’afficher, je pars aux renseignements. On me répond que l’avion a du retard mais qu’il ne devrait pas tarder. Alors j’attends, encore et toujours. Entre-temps, mon frère est arrivé et je vais dire bonjour à tout le monde avec une grande joie de les revoir

. Puis je retourne vers les tapis pendant qu’ils vont boire quelque chose. 30 minutes plus tard, le vol s’affiche enfin et les bagages commencent à arriver sur le tapis. Mais malheureusement pas les miens. Donc, retour au bureau des réclamations pour m’entendre dire qu’en fait mes bagages n’ont pas quitté Salt Lake City.

Là, la fatigue aidant, je m’énerve car je ne comprends pas pourquoi on m’a fait poiroter 2 heures pour rien. Ils auraient pu me dire ça tout de suite et je n’aurais pas attendu. Et la réponse de l’employée qui m’énerve encore plus : ‘’Ce n’est pas ma faute, je ne fais que de lire ce qu’il y a d’inscrit sur l’ordinateur’’. Il a bon dos, l’ordinateur. Bon bref, mes valises me seront livrées à la maison dès qu’elles seront arrivées. Il faut voir le bon côté des choses, je n’aurai pas besoin de les défaire ni de faire la lessive en arrivant.
Je rejoins mon frère & Cie et on quitte l’aéroport vers 19h.00. Il pleut et les conditions sur l’autoroute ne sont pas terribles. Nous avons même droit à un fort ralentissement à cause d’un accident. En principe, il nous faut 1h.30 pour rentrer chez nous. Je fais un rapide calcul et je me dis que je pourrais être dans mon lit à 21h.30. Mais en route, mon frère dit qu’il a faim et du coup tout le monde a faim. Sauf moi. Je suis épuisée et je n’ai qu’une hâte, c’est de retrouver mon lit. Mais comme mon frère a eu la gentillesse de venir me chercher à l’aéroport, je ne dis rien. On s’arrête donc dans un resto qu’on aime bien, mais l’appétit n’est pas là et je ne mange que la moitié de mon assiette.
Finalement, je me couche vers minuit et je m’endors très rapidement la tête pleine de beaux souvenirs.
Et voilà, j’en ai fini avec mon carnet et j’espère ne pas vous avoir trop ennuyés.
Je ferai un dernier post avec le bilan de ce voyage.
A bientôt pour la conclusion.
poupette
P.S. : une valise me sera livrée le dimanche à 12h.00 et l'autre le dimanche à 18h.00. Elles ont été ouvertes par le contrôle de sécurité américain.