Re: Egypte 2021 : des Pyramides à la Mer Rouge...
Publié : 22 janv. 2022, 17:04
Dernier jour de visite, ensuite direction la Mer Rouge pour voir les poissons !!!
Lundi 1er novembre : Abou Simbel
Ce matin nous nous levons tôt, car nous partons pour visiter le Temple d'Abou Simbel, à 3h30 de route et 280km (enfin 3h30 c'est en respectant la limitation de vitesse, nous n'avons mis que 2h45).
Construits par le pharaon Ramsès II, (XIXe dynastie) vers 1260 av. J.-C. pour commémorer sa victoire à la bataille de Qadesh, les temples étaient destinés à son culte ainsi qu'à celui de dieux égyptiens et de son épouse Néfertari.
Le Grand Temple : Le Temple de Ramsès II

Le grand temple d'Abou Simbel est dédié au grand dieu d'Empire Amon-Rê et au dieu soleil Rê-Horakhty, ainsi qu'aux principales divinités du pays.
L'extérieur du sanctuaire, précédé d'une sorte d'avant-cour, puis d'une terrasse, domine le fleuve. Il est entièrement consacré à Ramsès. La façade du temple, avec ses 33 mètres de hauteur et 38 mètres de large, est plus qu'imposante.
Quatre statues colossales, placées sur une terrasse, hautes de 20 mètres représentent le pharaon Ramsès II, assis sur un trône.
Ces majestueux colosses portent sur la tête la double couronne (pschent), le voile royal (nemès) et l'uraeus (cobra prêt à frapper, symbole de la puissance brûlante du soleil et de la force royale). La barbe postiche et le pagne à devanteau, complètent le costume du roi.

On peut voir à côté des jambes du pharaon, de petites statues, représentations des membres les plus importants de sa famille. Comme Ramsès, toutes ces statues incarnent la jeunesse. Pour la première fois, un pharaon se fait représenter avec femmes et enfants constituant l'immédiate famille royale.


Néfertari (principale épouse) aux pieds de Ramsès II


Au-dessus de la porte d'entrée, haute et étroite, on voit, au milieu de la façade, une niche avec l'image de Ramsès-Soleil. Sa tête de faucon est dominée par le globe de Rê, disque solaire. Le dieu tient dans la main gauche un sceptre à tête de chien-Ouser; de l'autre, il s'appuie sur l'image accroupie de Maât représentant l'équilibre cosmique.

L'intérieur de ce temple rupestre, comme pour une grotte sacrée, est entièrement taillé et excavé dans la masse de la falaise. La profondeur du temple est d'environ 55 m. Le plan classique obéit à une presque parfaite symétrie et fait apparaître les éléments suivants : une première salle avec huit piliers osiriaques, une deuxième salle à piliers, une salle transversale munie de niches et enfin le sanctuaire.


La première salle mesure environ 16m dans sa largeur et 18m dans sa longueur; son sol va en s'élevant légèrement. Deux rangées comportant des piliers osiriaques hauts de 9m flanquent l'axe central. Les statues représentent le roi Ramsès II, torse et jambes nues, vêtu du pagne, bras croisés, tenant le sceptre et le fléau dans les mains et coiffé à gauche (au sud) de la couronne blanche de Haute Égypte et à droite (au nord) de la double couronne.


De chaque côté de la porte d'entrée, on retrouve le pharaon Ramsès II anéantissant ses ennemis.


La paroi nord est consacrée au récit de la bataille de Quadesh. Les scènes de la partie inférieure représentent le prélude de la bataille, car on peut voir le roi en train de mener un conseil de guerre avec ses généraux. La partie supérieure quant à elle met en évidence le courage et la puissance du roi, on l'observe sur son char donnant l'assaut victorieux.

Sur la paroi Sud on observe Ramsès sur son char visant l'ennemi, derrière lui se trouvent trois de ses fils également sur des chars. Au centre Ramsès II, combattant à pied, est sur le point de tuer un chef libyen. À droite une dernière scène décrit le retour triomphal du roi, paradant sur son char.





Dans la seconde salle à quatre piliers (11 m x 8 m environ), petite salle hypostyle, nous pénétrons dans un monde strictement religieux où Pharaon ne se contente plus seulement d'apparaître dialoguant avec les images de l'invisible incarné : accompagné de la reine, il accueille la barque véhiculant la force divine. Les reliefs des murs sud et nord montrent des scènes religieuses suivantes : les dieux et les déesses embrassent le roi-Ramsès qui fait brûler de l'encens devant la barque sacrée d'Amon-Rê et rend hommage à sa propre divinité, tandis que la reine Néfertari agite des sistres.




On passe ensuite dans une antichambre. Les murs montrent le roi faisant des offrandes à diverses divinités.





Dans le sanctuaire, devant le mur du fond du temple, quatre grandes statues taillées dans la paroi rocheuse sont assises sur une banquette commune. Ce sont celles de : Ptah serré dans sa gaine (à gauche), Amon-Rê, Ramsès II, Rê-Horakhty (Horus), à tête de faucon.
Le roi figure ainsi de pair avec les trois dieux les plus importants.


On a la clé !!!



Le président égyptien Nasser projette la construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil afin de produire de l'électricité, d'augmenter les surfaces cultivables et d'éliminer la crue du Nil en aval du barrage. L'appel à la sauvegarde des monuments de la Nubie est lancé de l'UNESCO le 8 mars 1960. Le principe essentiel est de déplacer les sanctuaires hors des lieux menacés pour les exposer à nouveau, le plus près de leur site d'origine dans la même orientation, à l'abri des eaux du futur lac Nasser.
Le chantier est commencé en mars 1964, les temples d'Abou Simbel sont inaugurés en septembre 1968.
Le chef-d'œuvre nubien de Ramsès II, situé à l'origine sur les collines sacrées de Méha et d'Ibshek, est démonté entièrement et reconstruit plus haut, au bord du lac, sur une colline artificielle à l'abri de la montée des eaux. Concrètement, la façade du temple, son intérieur, et tout le pourtour de la montagne l'abritant sont découpés en blocs, puis réassemblés en un endroit plus sûr. L'ensemble de la montagne n'est pas tronçonné et réassemblé dans son entièreté. Au lieu de cela, une fausse montagne vide et en béton armé est érigée, mais effectivement dissimulée par les tronçons provenant de tout autour du relief naturel original.
Nous ne nous sommes rendu compte de rien, donc le fait de savoir que nous ne visitons pas « l’original » ne nous a pas gêné… Ce qui semble être différent en cas de forte affluence et où on doit ressortir par l’arrière du temple (c’est ce qu’Ari m’a raconté)… et alors on passe sous la coupole construite et à priori ça casse un peu la magie…

Le Petit Temple : le Temple de Néfertari

Un peu au nord du grand temple, face au Nil, Ramsès II a fait creuser dans la colline d'Ibshek, un second sanctuaire, plus petit, qu'il a consacré à la déesse Hathor et à sa représentante suprême, sa Grande Épouse Royale, Néfertari.
C'est la première fois qu'un édifice religieux est consacré à une épouse de pharaon.

La façade de ce petit temple est ornée de six statues colossales de 10 mètres de hauteur. De part et d'autre de la porte d'entrée on peut voir deux statues de Ramsès II qui encadrent celles de la reine Néfertari, vêtues et coiffées à l'image de la déesse Hathor avec une perruque surmontée de cornes de vache qui enserrent le disque solaire, lui-même surmonté de deux hautes plumes. Toutes ces statues se présentent dans l'attitude de la marche.
En passant la porte d'entrée on pénètre dans une salle hypostyle soutenue par huit piliers dont les chapiteaux portent la figure de la déesse Hathor.








Trois portes conduisent dans une antichambre qui précède le sanctuaire, ce dernier se terminant par une niche. On trouve dans cette niche une représentation assez abîmée de la Bonne Vache Hathor d'où sort sous son garrot, l'effigie royale. Tous les murs, ainsi que dans la salle qui précède, ont leurs reliefs centrés sur des scènes montrant le couple royal faisant des offrandes et accomplissant le culte devant les divinités du temple, surtout Isis et Hathor, mais aussi Anoukis, déesse de la cataracte du Nil.





Assouan
Encore une bien belle visite, nous terminons en apothéose avec ce site d'Abou Simbel presque pour nous seuls...
Nous avons terminé nos visites vers 11h, nous ressortons doucement du visite en nous arrêtant dans les boutiques qui sont bien vides de touristes. Après quelques achats, nous décidons d'aller déjeuner au restaurant avant d'entamer la route du retour.
Nous reprenons ensuite la route pour Assouan, 3 longues heures ! Nous devions retourner au temple de Philae ce soir pour voir le son et lumières mais nous avons fait assez de voiture aujourd'hui et nous avons également une longue route demain, nous préférons donc annuler. Tarek pourra aussi rentrer plus tôt chez lui et retrouver sa petite famille. Au retour à Assouan, nous lui disons donc au revoir ! Vraiment un guide au top avec qui nous avons tellement appris et qui a rendu ce voyage inoubliable !
Nous passons la fin d'après-midi à faire les valises pour rejoindre notre dernier lieu de séjour demain : Marsa Alam au bord de la Mer Rouge !
Dîner tranquille à la guesthouse, c'est très bon comme tous les soirs !
Coucher de soleil du toit de la maison...







Ce soir c'est keftas et pâtes + légumes ! Trop bon !

Demain direction la Mer Rouge !
Ce carnet touche à sa fin... ça tombe bien dans 2 semaines nous nous envolons pour le Mexique !
A bientôt
Emmanuelle



































