L’impatience, humm, j’aime bien jouer avec elle. J’aime la taquiner, j’aime la laisser s’impatienter, attendre le moment où le petit déclic d’adrénaline va la faire exploser. Tu attends, tu attends, et, à la dernière fraction de seconde avant ce fameux déclic, tu fais ou tu penses à autre chose ? Et de suite, elle s’évanouit, se cache derrière sa certitude, que de toute façon, d’une manière ou d’une autre, elle finira par gagner.
Vous vous demandez bien où je veux en venir n’est ce pas ?
Et pourtant, je suis sûr que vous aussi vous vous amusez avec elle.
Alors ce matin, je joue, même si elle a gagné le premier round, celui de nous faire lever de bonne heure, elle sait que le combat va durer encore un peu. Bon, pas longtemps, mais…
On déjeune, on boucle nos valises, on charge la
voiture, on dit au revoir et à dans une semaine à toute la petite famille, et on prend la route.
Le deuxième round, il est pour moi : arrêt au Smith pour remplir la glacière. Elle essaye bien une tentative de retournement en me faisant regarder ma montre, mais non…
Le troisième, elle est battue à plate couture, aucun excès de vitesse sur la route.
Une petite heure nous aura suffit pour arriver à la liaison de Crystal, et encore quelques minutes avant d’arriver à
C’est là qu’elle a définitivement pris le dessus. Et je ne vous dit pas la danse qu’elle m’a mis à la guitoune d’entrée. Deux ou trois véhicules devant nous, et la Ranger qui cause, qui cause… Mais bon sang, elle va finir par…
Voilà, KO, laminé, éparpillé…
Je l’entend rigoler, me narguer.
Alors, qui c’est la plus forte ?
Je sais pas vous, mais moi, je finis toujours par perdre. Je joue, j’espère une faille, mais au fond de moi, je connais l’issue.
Game over donc.
Faut dire que j’en ai tellement entendu parler de ce park, vu des dizaines de photos, lu je ne sais combien de commentaires, que cette impatience somme toute, était bien légitime.
D’autant plus que le soleil est là ce matin, et il réchauffe un peu l’atmosphère. Il donne aussi des couleurs flamboyantes aux cailloux qui nous entourent.
Nous commençons notre exploration à Atlatl Rock. Un peu de monde sur le parking pour aller voir ces pétroglyphes qui se situent en haut de l’escalier.
Art rupestre, à voir pour la dextérité dont faisait preuve ces dessinateurs. La vue sur une partie du park est sympa de la haut.
Nous continuons notre chemin en nous dirigeant, vers le campground, et nous arrêtons à Arch Rock.
N’hésiter pas à en faire le tour, elle offre une autre perspective de l’autre côté.
Juste après le
camping, la chaussée devient piste, et nous nous retrouvons seul à chercher Firecave, qui se situe rive gauche. A l’aide du
GPS, nous là trouvons enfin, et nous garons sur le bord pour aller l’admirer de plus près.
Facile d’accès, elle se révèle spectaculaire. Alcôve lisse, couleur terre tirant presque à l’orange, la traverser dans tout les sens est un plaisir.
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Nous filons ensuite au visitor center, y passons un petit moment, et gagnons ensuite le parking de White Domes. Il est midi, et nos ventres crient famine. Les tables de pique-nique disponibles sur le côté du parking, sont toutes squattées par les occupants d’un bus. Nous mangeons donc à côté de la
voiture, sur nos chaises, et sous un soleil de plus en plus chaud.
Du monde est arrivé, et nous retrouvons assez nombreux au départ du trail qui contourne ces Montagnes blanches.
Monde qui disparaît au fur et a mesure de notre progression. Il faut dire que certain sont en tongs, d’autres en chaussures de ville, l’idéal pour progresser sur des cailloux.
A la courbe de la rando, nous empruntons un slot canyon, qui débouche sur la partie qui nous ramène au parking. De nombreux arrêts photos sont nécessaires, tant les couleurs, les formes et les stries des roches attirent mes yeux.
Jusqu’à cette arche, à quelques encablures de l’arrivée.
Une très belle rando, facile, qui nous a pris 45 minutes.
Reprenant la route, nous constatons que le parking de Fire Wave est blindé. Pas grave, nous y revenons demain matin, mais de bonne heure. D’ailleurs, nous trouverons du « monde » partout sur le park. « Monde » à relativiser par rapport au « monde » qu’il doit y avoir en pleine saison.
Plus loin, nous tournons à gauche, direction Silica Dome, et faisons tout les points de vue, jusqu’à la fin de la route, obligeant au demi-tour.
Nous finissons par nous garer sur le parking de Mouse’s tank, et entamons la petite rando qui mène aux réservoirs. Aucune difficultés (celle là, on peut la faire en tong).
Ne pas hésiter à escalader le rocher sur gauche, en haut, une vue sur le park, et surtout sur le deuxième tank, non visible d’en bas.
Comme nous dormons à
Overton cette nuit, nous nous dirigeons vers la sortie Est du park, petit arrêt aux Seven Sisters, puis au parking d’Eléphant Rock, qui est juste avant la cahute de la sortie.
10 à 15 minutes à pieds sont nécessaires pour rejoindre à pieds cette formation rocheuse, visible d’ailleurs depuis la route.
Étonnant ce que le mimétisme nous laisse penser à voir, entre un mammifère de chair et d’os, et cette sculpture d’érosion.
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Overton n’est vraiment pas loin, une vingtaine de minutes du park, et offre pour ceux qui comme nous , veulent revenir le lendemain, un
motel, le Shore Inn, un pied à terre de qualité.
La petite vidéo de la journée.
A+