Pour ce premier jour, l’idée était d’aller d’est en ouest, mais deux options étaient envisagées.
Passer par le sud et s’arrêter à Eira de Serrado pour observer le beau village de Currals das Freiras, étagé en pleine montagne…
L’avantage : c’est l’occasion de passer par ce beau point de vue assez isolé.
Inconvénient : c’est isolé, la route de montagne n’est pas évidente à près une nuit courte, en descendant d’
avion et sans avoir l’habitude des routes de Madère.
Passer par le Nord et longer les villages de la côte Nord.
Avantage : la facilité de l’itinéraire et plein d’endroits où s’arrêter.
Inconvénient : il est probable que nous aurons l’occasion de revenir dans le coin et une demi-journée est un peu juste.
Comme on ne sait pas trop quoi faire, on a fait pile ou face à l’aéroport en attendant notre valise.
Pile ! par le Nord !
De l’aéroport à l’
hôtel sans arrêts, il faut compter 1h15. Nous avons donc le temps et j’ai repéré un resto recommandé à 20 mn de l’aéroport.
Première escale au Mirador da Portela pour admirer la côte. Le temps est nuageux, ce n’est pas évident et il tombe quelques gouttes.
La route grimpe pas mal et on se rend compte assez vite que l’Opel Corsa ne va pas être idéale dans les routes de montagne. On aurait peut-être dû accepter la Peugeot 2008 proposée avec supplément…
Direction Porto Da Cruz, petit village côtier.
Bon, pas de chance, le resto en question est fermé le dimanche.
On s’arrête pour visiter une ancienne distillerie de rhum.
La canne à sucre, c’est ce qui a fait la richesse de l’ile dès le XVème siècle. On appelait le sucre de canne « l’or blanc ».
La canne à sucre demandant beaucoup d’eau, les « levadas », les canaux d’irrigation qui parcourent toute l’ile, sont mis en place (bien évident les levadas actuels sont bien plus récents).
Les moulins des sucreries sont appelés les « Engenhos ».
Il n’existait plus qu’un seul engenho au XVIIIème siècle, période à laquelle la vigne a pris le dessus sur la canne à sucre. La culture du sucre de canne a laissé alors la place au vin de Madère.
Mais à la fin du XIXème siècle, la canne à sucre devient de nouveau une production phare de l’ile… pour la production du rhum agricole !
Les années 1930 représentent l’âge d’or du rhum agricole madérien… mais également... de la banane !
De nos jours, la spécialité de Madère est la Poncha, un cocktail à base de rhum, citron et miel, ou avec des variantes au rhum et fruits de la passion (je suis d’ailleurs en train d’en boire un verre en écrivant ses lignes, apéro du vendredi soir !)
Bref, cet aparté pour dire que nous visitons un ancien Engenho devenu petit musée du rhum agricole présentant l’histoire de la culture du rhum agricole et des anciennes machines du XIXème siècle (entrée gratuite, nous ne faisons pas la dégustation payante, il est 13h et nous n’avons pas mangé, pas vraiment le moment d’attaquer le rhum).
La visite est très rapide et nous ressortons à la recherche d’un autre endroit pour manger.
Nous trouvons un petit resto en bord de plage abrité ouvert (le temps est gris avec un peu de vent) et nous optons pour un plat dont j’ai oublié le nom à base de riz, poisson et crevettes.
Rassasiés, nous reprenons la route pour aller un peu plus loin à Santana à la recherche des maisons typiques à toit de chaume. Il n’en reste que peu et les plus connues à l’entrée de la ville sont des maisons restaurées pour le tourisme qui accueillent quelques artisans.
C’est petit, très touristique mais assez joli. Et le soleil est revenu. Sympa !
On poursuit la route vers l’ouest et on s’arrête à Sao Vicente.
Ce petit village accueille un petit musée sur le volcanique nous décidons de zapper et une grotte qi est actuellement fermée pour rénovation pour plusieurs mois. On zappe aussi.
Le village est mignon mais il n’y pas un chat ou presque en ce dimanche après-midi.
Sao Vicente est un peu isolé mais est une bonne base pour la randonnée. A l’heure où j’écris, un couple de français partis en vacances à Madère est porté disparu depuis 10 jours. Iles étaient partis en rando près de Sao Vicente et ne sont pas rentrés. La côte est assez sauvage dans ce coin, et les falaises abruptes. Les glissements de terrain sont fréquents. Sont-ils tombés ?
La route vers l’ouest est jonchée de tunnels qui passent sous les montagnes. L’ancienne route côtière à flanc de falaises reste visible mais est interdite à la circulation, trop dangereuse. On voit de nombreux éboulements de pierre sur la route côtière.
Nouvel arrêt à Seixal pour voir la côte et observer les piscines naturelles mais il bruine et le vent est de plus en plus fort. Quelques photos et on repart vers Porto Moniz, notre lieu de séjour des deux prochains jours.
Compte tenu de notre fatigue en cette fin d’hiver, j’ai réservé un
hôtel spa sur la côte ouest pour les deux premières nuits, pour ne pas avoir d’intendance à gérer.
Le restaurant de ce soir est déjà réservé. Et une séance sauna et massages est prévue pour demain lundi, vers 16h.
Ensuite, nous partirons pour cinq nuits en airbnb sur la côte sud, pour mieux pouvoir circuler dans l’ile.
Notre
hôtel, le Aqua Natura Bay fait partie d’un groupe de deux
hôtels, une résidence et deux restaurants. Le deuxième
hôtel est plus près des piscines naturelles et du centre-ville mais le Natura Bay offre une piscine intérieure chauffée et un spa.
Nous trouvons à nous garer facilement et découvrons notre belle chambre avec balcon.
Je pars faire un tour à la piscine intérieure pendant que mon mari fait une petite sieste.
Un peu de repos et une bonne douche et vers 20h nous partons diner au Sea View restaurant. C’est le gros coup de cœur !! On se régale et on décide d’y retourner le lendemain soir…
C’est bien fatigués que nous regagnons à pied notre
hôtel pour une bonne nuit de repos avant la première randonnée demain matin.