
Bon allez on est partis pour le J2, qui s'est achevé sur des instants plutôt stressants, mais qui s'est bien terminé malgré tout.
J2: 15 avril
Réveil tranquille ce matin, et départ par le CDGVal jusqu'au terminal 2A. Le décollage est prévu à 11h45 avec British Airways, qui sous-traite le vol à American Airlines (et qui a avancé d'1h le vol retour, comme ils en ont l'habitude d'après les différents avis que j'avais lu

).
Première étape, l'enregistrement : la réservation des sièges étant bien évidemment payante, on a fait l'impasse dessus. Quand l'employé au comptoir nous annonce que nous ne serons pas assis ensemble, son regard croise les grands yeux de biche triste de la miss

, et il nous dit "je vais voir ce que je peux faire". Le plan machiavélique fonctionne à merveille et on se retrouve sur des sièges voisins
On passe la sécurité, et on attend tranquillement notre vol.
Le vol se déroule sans encombres, grâce à la miss, qui avec ses yeux de lynx, a repéré dans une pharmacie de CDG des bouchons d'oreilles censés réduire les douleurs dues à la pressurisation/l'altitude en évacuant progressivement la pression. Oui il faut savoir que nous sommes tous les 2 sujets à ces douleurs pendant la phase d’atterrissage, et que jusqu'à présent on n'avait pas trouvé de solution ... (et en plus, j'ai l'impression que sur chaque vol, nous sommes les seuls à souffrir

). Bref, en tout cas, ça fonctionne très bien, testé et approuvé, aucunes douleurs !

Le repas à bord était plutôt pas mal, comparé à ce qu'on a d'habitude (on est les seuls à manger les légumes, comme aux US finalement

)
Petit moment sympa, le passage au-dessus des Bahamas, puisque l'on aperçoit très biens les lagons turquoise autour des nombreuses petites îles de l'archipel

On a presque envie de sauter pour piquer une petite tête
Et puis, à 15h45 ça y est on atterrit enfin, et là c'est le stress du passage de l'immigration.
Petite nouveauté pour nous, puisque maintenant la prise des empreintes se fait auprès de machines automatisées, et non plus avec un agent comme lors de nos précédents voyages => résultat, quand ça ne fonctionne pas ou mal, personne ou presque pour vous aider ou vous renseigner, donc on perd un petit peu de temps, mais on obtient finalement nos reçus et on se dirige vers l'immigration.
Beaucoup de monde, et quasi exclusivement des hispanophones, ça fait bizarre, mais il faut savoir qu'à Miami l'espagnol est tout autant sinon plus parlé que l'anglais (d'ailleurs tous les agents de l'immigration parlent eux aussi parfaitement espagnol). Vient notre tour, et après les questions habituelles, mon visa étudiant obtenu quelques années auparavant fait tiquer l'agent (comme à chaque voyage

) et je suis donc obligé de lui expliquer que je ne compte pas l'utiliser pour rester illégalement aux US. C'est bon pour cette fois (alors qu'à NYC ça m'avait valu un interrogatoire "musclé" dans une salle à part => pas stressant du tout

).
On se dirige alors vers l'agence Alamo pour récupérer la voiture. J'avais lu que les loueurs se trouvaient à l'extérieur de l'aéroport, donc pas de surprise de ce côté là. On emprunte le métro aérien (qui ressemble beaucoup au Metromover de Downtown d'ailleurs) jusqu'au bâtiment où se trouvent les loueurs, c'est pas désagréable comme première approche de la ville

Une fois au comptoir Alamo, je donne le récapitulatif de la résa à l'employée, qui réussit à me mettre le doute sur l'assurance couvrant le vol des biens dans la voiture, que l'on avait volontairement pas pris => du coup, avec la fatigue du vol et après plusieurs minutes à lire attentivement le contrat, avec l'employée qui n'hésitait pas à nous faire comprendre que nous étions trop longs (on a le droit de lire le contrat que l'on signe non ?

), bah on a finalement pris l'assurance (et bim 100€ de plus ! On ne m'y reprendra plus ça c'est sûr ).
La bonne surprise en arrivant devant la rangée de voitures appartenant à la catégorie que l'on a réservé (intermédiaire), c'est la présence d'un petit SUV Jeep Cherokee que l'on va rapidement adopter

Elle est pas belle la titine ?
On charge les bagages et on s'installe, mais tout n'est pas terminé pour autant

On sort le GPS acheté à des amis, mais on n'a pas testé le cable d'alimentation avant le départ (ce détail a toute son importance

). Une fois branché, il ne fonctionne pas, l'angoisse totale

Pas envie de vendre un rein pour louer un GPS chez Alamo, donc on roule jusqu'à la sortie du parking et là on demande s'ils peuvent nous prêter un cable. "Mais vous l'avez loué chez Alamo ce GPS ? " Euh non c'est le nôtre... "Hmm OK je vais voir si on en a en stock" Il revient et l'installe, ça fonctionne OUF

Je m'attends à payer pour le cable, ce n'est pas le cas, "good to go" !
On prend enfin la route, direction South Beach, où nous avons loué un appart sur AirBnb pour 286€ les 3 nuits, très confortable et super bien situé, à quelques pas d'Ocean Drive
Après avoir remonté tout le sud d'Ocean Drive jusqu'aux environs de la 16ème (notre appart se trouvait sur Pennsylvania Avenue), je passe récupérer les clés dans un petit resto, et on décharge les bagages. Mine de rien, il fait déjà presque nuit et on est bien claqués ! L'appart est encore mieux que sur les photos, propre et fonctionnel, dans une petite résidence, un peu à l'écart de la route. J'envoie le numéro de notre plaque d'immatriculation à notre hôte pour qu'il nous fasse bénéficier du parking résident dans la rue => tout est réglé, je suis bien garé sur une zone résident, et nous décidons de partir manger.
J'avais noté un restaurant nicaraguayen situé juste à côté et que je voulais absolument tester, mais une fois arrivés devant, il est fermé (définitivement semble-t-il

). Bon tant pis, on se rabattra sur un Five Guys, le fast food bien connu. C'est pas extraordinaire, mais les burgers sont simples et bons. La témpérature est parfaite dehors, on est bien
La miss est fatiguée, elle veut rentrer directement à l'appart. Moi, j'ai un mauvais pressentiment pour le parking (ne me demandez pas pourquoi

), du coup je la traîne jusqu'à notre voiture, qui n'est plus là !

Le premier réflexe c'est de se dire qu'on nous l'a volée. Mais je me dit que dans ce genre de quartier, il ne doit pas y avoir beaucoup de vols de voitures, donc je reviens à la raison et je comprends : elle est à la fourrière !

Bon, par acquis de conscience, on fait toutes les rues adjacentes, des fois qu'on aurait oublié dans quelle rue on s'est garés => toujours pas de voiture.
On rentre complètement désespérés à l'appart, et je me connecte sur l'appli AirBnb. Message de notre hôte : "il y a eu un problème, votre voiture n'a pas pu être inscrite pour bénéficier du parking résident." Oui merci j'ai bien remarqué !
Bien sûr il se confond en excuses, et se propose de nous emmener à la fourrière dès ce soir pour récupérer la voiture (il faut savoir qu'il y a plusieurs entreprises de fourrière qui tournent sur South Beach, et qu'il est très difficile en tant que non résident de savoir quelle entreprise gère quel secteur/rue etc).
1/4h plus tard, il est là et nous amène à la fourrière après s'être renseigné sur le lieu où elle était entreposée. Une fois sur place, on est impressionnés par le nombre de touristes qui font la queue pour récupérer leur voiture, un vrai business !

Il nous paye l'amende (quasiment 300$ quand même

) en nous précisant que c'est de sa faute donc c'est normal ; je ne suis pas certain que tous les proprios Airbnb soient aussi sympas !
Après l'avoir remercié, et malgré qu'il nous ait assuré qu'à partir de maintenant on pouvait se garer dans la rue, on préfère ne pas prendre le risque et on part se garer sur un parking payant (il y en a plein au nord de la 17ème, pour environ 20$ les 24h) pour ne pas avoir à stresser chaque soir... Après une petite marche de 15min jusqu'à l'appart, on est exténués et on s'endort comme des bébés. Demain, ça ira mieux
Moralité: choisissez bien là où vous stationnez à Miami. Notre voiture a été embarquée à peine 30min après que l'on se soit garés, car les véhicules de la fourrière tournent en continu sur South Beach
