Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 2018

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:16

Pétra: Introduction

Qu’on la nomme Pétra ou la Roche, Reqem ou la Bariolée, Al-Butra, Sela voire autrement, depuis plus de deux millénaires, cette cité fait rêver les humains. Pour beaucoup de voyageuses ou de voyageurs, comme moi, elle est la raison première à un voyage en cette région. Elle fait partie de nos imaginaires graphiques ou ciné: Indi y croisa, Tintin y retrouva un émir, des transformers y passèrent en revanchant… C’est d’ailleurs toujours le même monument qui est mis en avant: le Trésor ou Khazneh.

Ce sont donc, des images qui m’ont donné envie. Je confesse bien volontiers qu’il y a quelques mois encore, j’étais quasi totalement ignorante de l’histoire tant de ses bâtisseurs que de la ville. Sans nous noyer dans les détails (il y a divers sites Internet en la Page prépa du voyage), avant d’y partir en visite, commençons par quelques bases.

Tout d’abord le peuple primo-constructeur: les nabatéens. Entre -600 et -500, ces commerçants nomades en provenance de la péninsule arabique s’installent dans la vallée du Jourdain. L’époque est faite de guerres et d’alternances de domination. Les édomites, les grecs d’Alexandre, les séleucides… prennent, perdent, passent le pouvoir et pendant ce temps les nabatéens se sédentarisent. Vers -300 Pétra est leur capitale. Nabata, devint royaume, s’agrandit et alla même de Damas au delta du Nil. De siècle en siècle, les guerres continuent avec les juifs, les séleucides…

Les rois se succèdent, parmi ceux dont l’histoire a gardé trace, il y a Arétas I (roi entre -168/-144), Arétas II (roi entre -110/-96), Obodas (roi entre -96/-85), Malichos II, l’ami des romains d’abord puis l’assiégé par Hérode et Cléopâtre VII, la célèbre (roi entre-60/-30), Rabel II le dernier roi (70/106). Le 22 Mars 106, Nabata est intégrée à la nouvelle province romaine d'Arabie, Pétra en devient la métropole. Petit à petit, la culture nabatéenne s’efface. Leur écriture disparaît au IIIème siècle, le christianisme s’installe dans la zone au IVème quand la zone devient byzantine.

En 363, un important tremblement de terre détruit une grande partie de Pétra. Petit à petit la ville perd ses activités même si elle est encore connue. Les croisés y firent un fort… En 1187, l’islamisation de la région commence après la victoire de Saladin sur les croisés à Hattin. Au XIIIème, siècle un monument est bâti sur la tombe d’Aaron, au plus haut sommet du secteur, le mont Haroun ou Hor. Aaron était le frère de Moïse. Ce dernier, passant par là, frappa sur un rocher et l’eau jaillit. D’où le nom de Rocher pour la ville.

Pendant des siècles la zone s’endort, la ville est en partie oubliée. Toutefois, les bédouins la protègent en la considérant comme sacrée et en interdisent l’accès. Seulement des occidentaux savent qu’elle existe et la cherchent.

En 1812, le suisse Jean Louis Burckhardt est le premier à y pénétrer depuis des siècles (du moins de ce qui est connu). Il use d’un déguisement en se faisant passer pour un musulman. C’est la fin de la période au désert dormant et le début d’un retour dans le monde des vivants. Les expéditions vont se succéder. Au cours d’une d’entre elles, en 1839, l’anglais David Roberts en fit des lithographies dont vous retrouverez reproduction avec les images du site. Le 6 décembre 1985, le site entre au patrimoine mondial de l’Unesco.

Pétra est donc principalement œuvre des nabatéens, même si les nombreuses influences des voisins ou occupants de ses années d’existence (égyptienne, grecque, romaine…) s’y voient.

Aujourd’hui encore il y a peu de certitudes sur eux et beaucoup d’interrogations. Ils honoraient des dieux arabes come Dushara et sa trinité féminine Usha, ils créaient de belles porcelaines, ils savaient bâtir en partant du haut et en terminant par le bas dans une roche tendre et colorée. Les morts étaient honorés, parfois jusqu’à devenir divinité et bénéficiaient d’imposants tombeaux…

Pétra c’est plus de 3 000 monuments dont au moins 600 tombeaux (aucun corps n'a été trouvé) sur une surface de 260 km2, seuls 5% ont été fouillés. C’est de quoi faire vivre jusqu’à 30 000 personnes donc des canalisations d’eau, des citernes, des greniers. C’est un carrefour commercial et culturel pendant des siècles qui finalement l’est toujours au vingt-et-unième…

Visiter Pétra en une seule journée, c’est faire des choix, c’est éliminer, privilégier, passer à côté... C’est se dire impossible, impossible, impossible en fonction de ses possibles physiques, de sa résistance au chaud, au sec et au plomb du soleil, de sa capacité à escalader le pentu, le rocheux… C’est ce que j’ai fait tout au long de la journée. Je n’ai vu qu’une infime partie du site sur la base d’envies pré-germées et surtout de feeling du moment. J’ai laissé le minéral, les formes, les couleurs, les mouvements, les bruits, les vues au loin… décider de mon chemin et ai très peu regardé le plan.

Reqem m’a conduite là où elle le souhaitait et du coup pas forcément là où tout le monde estime devoir impérativement aller… Elle a choisi de me montrer certains de ses angles, de ses détails, de ses habitants comme certaines de ses volutes, de ses bigarrures, de ses fractures. Elle m’a surprise par sa taille, par l’incroyable labeur nécessaire à sa création, par son tendre ocre rose infiniment nuancé. Même si ce ne fut qu’un jour, ce fut au moins un jour…

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:17

Pétra 1ère partie

La belle bariolée et ses trésors se dévoilent en pierres creusées...

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Il est 5h15, Gaia ou Wadi Musa s’éveille… Douche, préparation du sac à dos qui me permet d’emmener eau, grignoteries, produit solaire tee-shirt de rechange, pharmacie, bâton de marche… Vers 6 heures, je descends faire la pré-ouverture du petit-déjeuner en mode light car j’ai été un peu patatrak toute la nuit sans être malade. Le taxi arrive à 6h20, je l’avais demandé avant mais apparemment impossible alors que le parc ouvre à 6 heures. Ce fut une grande déception quand j’ai reçu les documents de voyage de constater que nous n’étions plus logés aux portes du site comme initialement prévu mais à distance. Cela aurait changé bien des choses…

Le guide m’a dit d’acheter un ticket et de demander un reçu pour qu’il puisse me rembourser. L’entrée à la journée est à 50 JOD. Si vous venez en solo, il vaut mieux se procurer un Jordan pass. Commodités et à 6h40, je m’élance sur le chemin menant au Siq. C’est environ 1 kilomètre de marche ou à cheval (compris dans le prix mais vous êtes priés de laisser un pb d'au moins 2). Dès le début du parcours divers monuments sont visibles, comme le tombeau aux Obélisques, mais le pauvre n’a droit qu’à quelques pixelisations car j’envisage de voir le lever de soleil sur le Trésor et il faut faire vite...

Me voilà à l’entrée du Siq ou corridor ou défilé ou… Pour vous montrer à quel point il est complexe d’avoir des informations certaines, selon les sites sa longueur varie de 1,2 à 1,5 km et le panneau officiel annonce 2 mais tient compte du bout de chemin avant ! Il est parfois présenté comme un canyon creusé par l’eau de la rivière uniquement. Alors que des géologues disent que c’est d’abord une faille liée à des tremblements de terre et que l’eau s’est engouffrée après. Faille qui a séparé les parois en 2 côtés parfaitement emboîtables. Il suffit de lever les yeux vers le haut pour le constater… Il est aussi raconté qu’il fut le chemin d’accès unique à la cité alors que d’autres le présente comme étant surtout une voie technique pour l’eau ou un chemin d’initiation. Il y avait d’autres options d’accès comme la voie utilisée aujourd’hui pour aller vers les villages des bédouins. Ils ont été construits à partir des années cinquante lorsqu’il fut décidé de valoriser touristiquement la zone et d'en faire partir les habitants. Il semble (vous comprenez pourquoi je bémolise ma présentation) qu’il reste encore une cinquantaine de familles vivant dans les ruines. Choisir d’obliger les visiteurs à passer par le Siq, c’est les mettre dans une certaine ambiance, presqu’initiatique, car au bout il y a Merveilles à découvrir. Ainsi, on renforce la perception de l’extra-ordinaire, on accentue l’unicité… Je ne suis pas certaine que l’impact et l’effet seraient le même si l’arrivée se faisait par le vaste plateau.

Au rayon des certitudes, il nous reste sa largeur actuelle entre 3 et 10 mètres, le pavement romain visible en certaines portions, le système de canalisation de l’eau, environ 4 kilomètres de l'entrée à la zone des restos…

Il est 7 heures, ma siquisation commence et je suis quasi seule… J’avance lentement tant il y a à regarder à un ruthme rapide tant j'espère arriver avant les premiers rayons. S'enchaînent les canaux pour l’eau, de multiples niches, des inscriptions, les pavés romains, le barrage… et surtout les formes naturelles dessinées par les parois: un homme, un lion, un singe… le bleu du ciel quand l’ouverture est étroite… On pourrait facilement consacrer plus d’une heure à déambuler dans ce boyau.

Comme tous les visiteurs, je sais qu’au bout, j’apercevrai le Joyau donc je commence à guetter et dans une goutte de lumière les premières sculptures se dévoilent puis un peu plus, puis le tout… Wouaouhhh, ce sont 43 mètres de haut et 30 de large en rose délicatesse sculptée. Déception, il aurait fallu être là avant le lever du soleil car au lieu d'embellir la lumière écrase un bout du monument. Si votre envie est de le voir en belle lumière du matin, c’est avant 7 heures en juillet…

L’inspiration est grecque. Les statues représentent les Dioscures chargés de conduire l’âme des héros dans les Champs Elysées, ce qui corroborerait l’idée de tombeau d'après certains. Son nom lui vient de l’urne, haute de 3 mètres, objet de légendes car censée contenir un trésor, d’où les tentatives d’ouverture, d’où le nom du bâtiment… Pour les détails techniques, architecturaux and co, je vous renvoie à la liste des sites Internet… En 2018, l’intérieur n’est plus visitable et une barrière maintient à distance.

Juste une chose avant d’aller plus haut… J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que je déteste les reconstructions surtout car elles faussent la perception du travail du temps. A Pétra, cela concerne particulièrement la Khazneh. Pour en avoir discuté avec diverses personnes, beaucoup de gens croient qu’il a réussi à traverser siècles et tremblements de terre sans stupeur et cassure. Ce qui est faux, il suffit de regarder les lithographies ou photos d’avant 1960 pour comprendre. A la fin des années 50, il fut décidé d'en faire un lieu d’attractivité, donc il fallait l’enjoliver, le nettoyer, le rendre accessible, faire rêver… Du coup, des colonnes furent remonter, l’espace débarrassé des fragments ruiniques, l'accès stratégisé… En regardant bien les 6 colonnes, on peut distinguer le colmatage… Malheureusement les beaux rêves ne sont parfois que tromperies ou presque !!!

Je pixelise un peu et commence à chercher à qui je vais demander de m’emmener le voir d’en haut. Pendant la nuit, j’ai réfléchi aux conseils de l’accueillant à l’hôtel. Il m’a dit d'éviter la longue marche partant du tombeau de l’Urne et de passer par l’option à gauche après le Siq. Je suis en pleine réflexion quand un bédouin sparrowé me demande si cela me dit d’aller le voir d'en haut. Pile la personne dont j’avais besoin. Nous nous mettons d’accord pour 10 JOD, je passe aux commodités et nous partons en rando escaladante. C’est un sentier interdit au public car ni travaillé, ni sécurisé, ni marqué. Il y a une sorte de guéguerre entre ces bédouins cherchant à y attirer des touristes et les autorités préférant les savoir en zones surveillables…

Je m’aide de mon bâton, il récupère le sac à dos, je garde le pixelisateur et son sac contenant une petite bouteille d’eau. Parfois, il hisse ma lourde masse d’au moins 1 mètre. Il est des secteurs où plus aucun sentier ne se voit… Nous montons pendant une quinzaine de minutes en musique sortant du téléphone portable pour finalement arriver en surplomb. C’est bien beau cette vue. Hélas, comme en bas, c'est trop tard le soleil suréclaire une bonne partie de la façade. Cela ne m’empêche pas de pixeliser, d’admirer le théâtre dans le lointain, de boire un thé, de bavarder avec les bédouins qui travaillent en famille, de jouer avec le chat chargé d’éliminer les scorpions car il font aussi de l'hébergement sauvage, la veille, un couple a dormi sous leur auvent…

Il avait été prévu que nous redescendrions quand j’en aurai envie. Ils me disent qu’on peut aller plus haut pour voir la vue de l’autre côté de la cité. C’est 10 de plus. Je réfléchis car si je continue à grimper, l’énergie manquera probalement plus tard. Cependant, aller voir le site d’encore plus haut, cela peut être chouette, surtout qu’il y aura peu monde sur ces hauteurs alors qu’en bas cela commence à fortement se densifier. Finalement l’appel du haut l’emporte, j'ai plus envie d'une découverte intimiste que d'un partage foulesque. En marche...

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Compléments, détails, images... sont par là:
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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:20

La suite de la journée à Pétra vous mènera sur les hauteurs puis vous redescendrez vers le chemin principal et les tombes royales

La belle Bariolée en robes haute, basse, nabatéenne, romaine, sèche...

L’appel du haut l’emporte… A 8h30, nous nous mettons en route quand la cigarette de tabac bédouin à l’odeur shittouilleuse est terminée. Je pars avec le petit frère, le grand semble aux commandes de la répartition des tâches entre frères et cousins. Avant de venir en Jordanie, j’avais lu un certain nombre de commentaires négatifs sur les bédouins de Pétra, entre arnaques multiples et problèmes relationnels, surtout avec les femmes. Je n’ai rien eu à redire de leur accompagnement si ce n’est que le tarif n’est pas donné. Ils vivent du tourisme et cherchent à gagner de l’argent donc proposent divers services comme une guidance à la journée, des hébergements chez eux, des faux vieux souvenirs… A chacune, chacun d’avoir conscience que l’envie d’argent facile peut être tentante, tout comme celui de relations faciles…

Nous montons pendant environ 25 minutes et nous retrouvons au-dessus de la Khazneh vers la gauche du site en surplomb de la plaine. Le chemin n’est pas toujours bien visible et passe même au-dessus d’un petit ravin en empruntant un assemblage de planches un peu instable. A un moment, on aperçoit l’abri d’où nous venons ainsi que son concurrent juste de l’autre côté du Siq. Nous arrivons à Al Jilf. J’étais persuadée avoir fait une photo de la tente coffee-shop du point de vue avec le nom mais ne la trouve pas. Pas plus que celle du 2ème thé de la journée et de son plateau de fausses-vraies vieilles pièces ou morceaux de poterie authentiques de chez Filouteurs à Gogol ! Est-ce la sécheresse qui commence à m’emmêler les neurones et me faire croire que j’appuie sur le bouton, alors que non ?

Je paie. Le petit frère m’explique que pour redescendre un enfant va m’attendre un peu plus loin et m’accompagner jusqu’à l’embouchure du chemin menant au Haut Lieu des Sacrifices, confiance.

La vue est superbe: le théâtre, la vaste plaine, dans le très lointain, le mont Aaron et même un petit bout du chapeau du Deir qui est juste en face de nous mais légèrement de biais. Je pixelise, bois lentement mon thé à 1,5 JOD, regarde seule pendant une bonne partie du temps. Puis, un groupe de français randonneurs accompagnés d’un guide arrive. Ce dernier s’étonne de me voir seule et me demande comment je suis arrivée là et me dit que je suis bien courageuse de repartir seule. Serait-ce une erreur ? Légère froussasse !!! Mais le vieux monsieur tenant la place me dit que je peux partir tranquille, on m’attend un peu plus bas…

A 9h30, je repars d’un pas serein bâton de marche dans une main, sac sur le dos et fait exceptionnel pas trop besoin d’aller aux commodités. Je descends le chemin indiqué et arrive à un plateau, juste en face des Obélisques. Le petit garçon est là. Nous nous mettons en route sur un sentier pas vraiment marqué, parfois à flanc de montagne et en petite largeur mais heureusement cela ne dure guère. Je pixelise: les roches, la vue, les bords du chemin, les tombeaux vus dans le lointain, les ânes, les étals vides… Nous arrivons à la jonction du sentier pour aller au Haut Lieu, il me dit qu’il part à gauche vers le village et que j’ai deux options continuer à descendre ou monter. Il me demande si j’ai une bouteille d’eau à lui donner, il m’en reste une, il la boit avec grand plaisir et se réjouit du pourboire.

J’opte pour la descente car je sais que l’autre sentier m'amènera au niveau des restos et c'est trop tôt pour y aller. J’y ai rendez-vous vers 12h/12h30 afin de rassurer le guide et de pouvoir déjeuner. Mon programme de fin de matinée est encore chargé…

J’admire les parois, les formes, les dessins en multi pigments, les grimpeurs du jour… et dans le lointain les tombeaux divers et multiples. La hauteur permet de voir les empilements sur 3 voire 4 étages, les dimensions, les différentes formes de merlons…

La voie principale est rejointe à 10h15, juste après la rue des façades vers une zone de magasins et de commodités, bienvenue ces dernières.

Direction les tombes Royales en passant devant le théâtre où je m’arrêterai au retour. A cet endroit l’espace est en grande largeur et cela circule dans tous les sens et avec tous moyens. Le pénible, ce sont les multiples "A donkey, a donkey, a camel… " auxquelles je réponds, "No thanks, thanks no… et parfois juste NO". Il faut économiser la salive ! Mon chapeau est devenu carton, c’est impressionnant, le taux d’humidité est de l’ordre de 30% en juillet ! Je commence la grimpette vers les monuments.

Quelques éléments d’infos avant d’aller plus loin concernant les tombeaux nabatéens, d’après les éléments archéologiques trouvés à Pétra et à Hégra (Arabie Saoudite). Pour se sédentariser, ils ont choisi des zones avec des massifs de grès permettant d’y creuser facilement des bâtiments. Dans les premiers temps, ils avaient deux niveaux: le corps dans le sol et un bâtiment plein, aérien pour l’âme, au-dessus. Puis, les corps furent mis dans un haut tombeau hors-sol, parfois en empilant les membres d’une famille pendant plusieurs générations. Dans certaines tombes d’Hégra jusqu’à 90 corps différents furent trouvés. Mais à Pétra encore aucun, Mystère ! Les matériaux excavés servaient à construire la ville, habitations et bâtiments divers. Rien ne se perdait ! Les façades avaient souvent 3 niveaux différents et les moins ornementées au moins des merlons (sculptures en forme d’escalier).

Le long du mont Umm Al'Amr trônent les royales tombes ainsi nommées car plus grandes que la moyenne des autres et ayant pu servir pour des rois. Dans le sens voie principale-plaine, la première est celle de Sextius Florentinus, un gouverneur romain. La deuxième, celle du Palais est la plus large de Pétra et s’orne de 18 colonnes, elle se caractérise aussi par l’ajout d’une construction en blocs en avant de la colline. La troisième, la Corinthienne, s’orne de motifs floraux corinthiens. La quatrième, celle de la Soie ressemble à la Khazneh et surtout ses nombreuses variations de nuances de couleurs font penser à un beau tissu. La dernière, celle de l’Urne, fut creusée pour Malichos II ou Aretas IV vers l’an 70. Au Vème siècle, elle servit de cathédrale car sa grande salle intérieure mesure 18m par 20. La résonnance y est excellente. Au moment où j’y suis arrivée une cantatrice finissait d’y chanter. C’est un bel ensemble que j’ai particulièrement apprécié. Après le tombeau de l'Urne se trouve le sentier permettant de rejoindre le point de vue de droite sur la Khazneh, au mont al Khubta.

Je me lance dans la grande traversée de la plaine non encore fouillée à 11h20. Un stop achat de bouteille d’eau à 1,5 car la réserve est épuisée. La dame tenant la boutiquette m’invite à m’asseoir près d’elle pour que je sois un peu à l’ombre. L’espace est divisé en deux : femmes et enfants d’un côté, hommes de l’autre. Je repars sous le puissant soleil asséchant. J’admire, je pixelise seule au milieu d’une surface cachant encore bien des trésors à découvrir.

Me voilà, à l’église byzantine en admiration devant les belles mosaïques datées de la fin du Vème siècle J’ai droit à un nouveau concert, cette fois ce sont les petits oiseaux installés à l’ombre de la tente protectrice qui vocalisent.

Il y a encore tellement à voir mais le temps refuse de s’arrêter et continue de faire dérouler les chiffres sur la montre. Un dernier stop au temple des Lions, bâti vers l’an 27 et c’est descente vers le bas de la vallée et la zone des restaurants. Le déjeuner est prévu au Nabatéen. Il est 12h18 quand je rentre dans la salle. Je m’attendais à voir le groupe et il n’y a que le guide. Ils sont arrivés à 11h30, ont rapidement déjeuné et sont tous en train de monter les 800 marches menant au Deir…

Comme d’habitude c’est un buffet, je bois 2 cocas et un café jordanien pour 10, en papotant des conditions de travail et de vie en Jordanie. J’apprends que nous bénéficions d’eau tous les jours en nos hôtels alors que les habitants n’en ont souvent qu’une ou deux fois par semaine, que la sécurité sociale est privée et que bien des gens (comme le guide) n’assurent pas toute la famille car c’est trop coûteux, en général uniquement la personne apportant les ressources… Le café a petit goût de cardamone, déception car je n'en suis pas fan...

Le rendez-vous de fin de journée est à 17h30 vers la billetterie, à 4 kilomètres du resto. Il est 13 heures, il me reste 4h30 de visite. Que vais-je décider ? Que suis-je encore en état de faire ?? Que vais-je sacrifier ???

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:21

Pétra - dernière partie

La belle Bariolée referme sa boucle et tend la main à sa Petite soeur...


Il est 13 heures, il me reste 4h30 de visite. Que vais-je décider ? Que suis-je encore en état de faire ?? Que vais-je sacrifier ???

Je suis fatiguée, mes genoux commencent à lâcher et depuis que je me suis lancée dans la prépa de ce voyage, je n’ai aucune attirance pour le Deir ou Monastère. Pourtant, j’ai souvent lu que c’était un des plus beaux monuments de Pétra, un Must, un Absolu, un Impératif… mais cela n’a en rien éveillé ma curiosité. Cela a plutôt éveillé ma suspicion. En effet, quand il faut payer cher pour qqchose (800 marches…) on peut avoir tendance à survaloriser la chose car sinon pourquoi aurions-nous payer si cher ???

Aucune envie de monter et de descendre toutes ces marches en plein soleil de midi en juillet, donc au plus chaud de l’année, n'émerge. Je n’ai aucune envie de me faire transporter par un âne, dont j’ai bien vu la petite taille et les complexes conditions de travail… Alors, je décide de zapper. Cela va me laisser du temps pour remonter lentounement vers la sortie et peut-être assez d'énergie pour revenir au soir. Au passage, je zappe involontairement le musée, tout simplement je l’oublie car il est juste devant le resto. Je regrette un peu car du coup je n’ai pas vu les colonnes à tête d’éléphant !

Ma remontée commence par le Qasr al Bint Firaun, ou palais de la fille de Pharaon, en fait le plus grand Temple nabatéen, une de leurs rares constructions en brique encore visible. Il date d’environ 30 avant J-C, fut construit en l’honneur de Dusares puis fut consacré à Apollon. Il fait partie des bâtiments bien remontés ces dernières années ! Il fait tellement chaud que je pose à son ombre quelques minutes pour admirer le flux passant en bas.

Allez, courage… C'est un si bel endroit qu'il vaut bien d'aller puiser dans les réserves...

Me voilà au Grand Temple, lieu dont on ne sait pas très bien s’il fut seulement temple ou autre chose, peut-être un lieu d’assemblée. Le soleil frappant fort, je vais d’ombre en ombre. Mon œil est attiré par des lignes de colonnes au sol, par la plaine en face, par… ahhh en voilà un, je n’aurai pas tout loupé, faute de concentration, en cette après-midi… Un quoi, vous dîtes-vous ??? Un pseudotrapelus sinaitus ou lézard bleu. Il est mimi car prend la pause pendant 3 secondes, le temps d’une pixelisation. Cette zone n’a commencé à être dégagée que dans les années 90, donc plein d’interrogations subsistent. A côté, il est une zone récemment fouillée dont on sait maintenant qu’elle fut jardins et grands bassins. Il y avait des piscines dans l’antiquité, là où il ne reste que désert…

J’avance dans la voie à colonnades et tout à coup dans une échoppe, je vois une planchette avec les dessins de David Roberts, du coup arrêt achat, le seul de la journée. Comme il fait bon ici, on dirait que c’est climatisé. Le vendeur m’explique que cette année, comme il faisait très très chaud pendant le Ramadan, il a installé un climatiseur fonctionnant à l’énergie solaire. Du coup, c’est le point de ralliement rafraîchissement. On bavarde du tourisme à Pétra, je mange ma pomme… Il est 14h45 et j’ai du mal à continuer mon chemin de remontée…

Le théâtre, en toute proximité cette fois, mais sans pouvoir y entrer car c’est maintenant interdit. L’allée des tombeaux et me revoilou devant la Khazneh. Je décide de m’installer juste en face, devant un Coca à 2 JOD, et de prendre le temps de m’imprégner de la vue et de la vie. Je pixelise détails et petits tout et rien. C’est seulement en regardant les photos pour réaliser ce carnet que je me suis rendu compte que je n’avais pris quasi aucune image en champ large !

En cette fin d’après-midi, la grosse activité ce sont les carioles ramenant les visiteurs jusqu’à l’entrée. Elles s’en vont et s’en reviennent à toute vitesse espérant faire plusieurs trajets avant la fermeture. Il y a aussi les micros-tours en dromadaire, les ventes d’inutiles babiolettes, les prises de selfies… Cela crie, hurle, bouge, vibre, court, rie… Cela vit, un peu comme cela devait l’être il y a 2 000 ans du moins en notre imaginaire car peut-être que dans les zones de tombeaux c’était calme et recueillement, la vivance se concentrant ailleurs.

J’ai beaucoup apprécié ce moment de perception de l’intense activité à l’ombre des falaises. J’y serai bien resté plus longtemps mais comme en groupal l’heure, c’est l’heure…

Remontée du Siq en pixelisant à nouveau dans une lumière plus ombrée que le matin. Arrivée au bout, je me laisse prendre à utiliser un petit cheva pour remonter jusqu’au bout. C’est soi-disant compris dans le prix du ticket d’entrée mais le conducteur attend un pb. Ce cheval avait l’air bien traité et attendait à l’ombre mais ce n’est pas le cas de tous et il y a d’ailleurs beaucoup d’interrogations sur la vie des animaux professionnels de Pétra…

Le groupe se rassemble à un des bars de la zone commerciale devant des boissons frisant au minimum le demi-litre, un jus d’orange pressée à 6 est absorbé en moins de temps qu’il n’en faut pour le préparer. 17h30, tout le monde n’est pas là ! Nous attendons… et perdons de précieuses minutes éloignant de plus en plus l’option du By night… Une de mes piles de l’appareil photos est vide, l’autre n’a presque plus de charge et plus on perd de temps, moins il sera envisageable de les recharger. Si nous avions été hébergés à l’hôtel juste à côté de l’entrée… De plus la marge de repos s’amenuise. Initialement, la visite de la Petite Pétra était programmée pour le lendemain et donc cette partie de journée aurait dû rester libre. Cependant, il nous a été proposé une rallonge de temps dans le Wadi Rum: un tour de 3 heures au lieu d’1h30 et du coup, il faut partir directement des hôtels sans stop visite avant. Je n’avais pas conscientisé cela en acceptant la rallonge mais en même temps, un tour d’1h30, je ne crois pas que cela vaille autant de déplacement ! J’ai hésité à suivre le groupe ou à rentrer me reposer à l’hôtel. J’ai choisi de suivre, je reste avec un soupçon de doute négatif sur ce choix !

A 18h10, nous pénétrons dans le mini Siq de la Petite. Quelques creusures de falaises, quelques formes naturelles, dont un beau sphinx, quelques marches à grimper… et à 18h50, nous repartons. J’aurai largement pu me passer de ce supplément de pareil au même en mode réduit !

Nous descendons du bus en proximité de l’hôtel, à 19h10. Le guide nous a dit que le rendez-vous collectif (petite surprise car je croyais qu’on pouvait y aller à son rythme) pour le By-night est à 20 heures, il faut donc partir à 19h45. C’était une erreur car en cette saison, il est à 20h30. Je l’apprendrai à 20 heures et quelques, hésiterai quelques secondes et re-renoncerais. Si nous avions été logés juste à côté de l’entrée, comme initialement prévu…

Malheureusement, je n’ai pas cherché l’info moi-même et me suis fiée à une erreur. Mon check-up énergie annonce des résultats au plus bas, il sera très difficile d’envisager de rajouter 6 kilomètres au compteur du jour. C’est un renoncement en tristesse maximale car j’imaginais un grand intérêt à cet éclairage du soir, peut-être plus que ce que c'est.

Deux personnes du groupe avaient encore assez d’énergie pour y aller. Une a fortement apprécié, l’autre moins. Ce 50/50 est représentatif de ce que j’ai pu lire sur le sujet. Pour 17 JOD, la remontée du Siq se fait en groupe à la lumière des bougies, puis les visiteurs s’assoient ou s’allongent sur des tapis, ils écoutent de la musique, un conte sur Pétra, admirent la Khazneh et repartent…

Ma soirée s’est déroulée autour d’un règlement de dettes à l’épicerie d’en face, d’un dîner/bavardage en terrasse et d’un tour des diverses chaînes télé disponibles, aucune en français ou en anglais… Demain est un autre jour, le dernier du voyage…

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:23

6ème journée du voyage

Vacancing dans le désert… Sable, Arches, roches en p’tites Totos…

Il est 6 heures, Gaia est éveillée depuis un moment… Petit déj, fermeture des sacs (le gros de voyage et le petit pour la journée) et bye-bye la capitale nabatéenne à 7h30. La seconde partie du groupe était logée sur les hauteurs, un peu loin du centre mais avec une splendide vue.

Et roule, roule Phiphi en direction de la zone de désert la plus célèbre de Jordanie. A Pétra, nous avons laissé Indi courir, nous allons retrouver Lawrence campant au milieu des dunes…

Le Wadi Rum, c’est une zone comprenant un parc d’environ 30 kilomètres de long sur 20 de large. En ces 60 km2, il y a un condensé de ce qu’on peut trouver dans un désert: des dunes de sable, des formes champignonesques, des pétroglyphes, des canyons, des Arches, des grottes… bref quelques heures peuvent vous donner une bonne idée de ce qui nécessiterait des heures et des heures de pistes ailleurs. Il est possible d’y passer plusieurs jours, d’y randonner à pieds ou à cheval, d’y admirer les cieux de nuit… De multiples hôtels de fausses tentes bédouines poussent de partout tant ce type d’expérience a la côte ! C’est devenu un naturel parc d’attractions !

A l’entrée du site, il y a une réserve d’oryx, fermée au public pour l’instant mais qui devrait être visitable un jour… 9h15, le bus se gare et nous allons vers la zone de répartition des visiteurs entre les pick-up, 4x4. Notre convoi se composera de 3 véhicules. Le plateau arrière est équipé de deux banquettes pouvant recevoir 3 passagers chacune. Il est surmonté d’un auvent pour ombrager un peu les occupants. La Dream5 prend place dans le bleu.

L’ambiance est vacancière, c’est le dernier jour, on se lâche... C’est parti pour un tour des manèges naturels… Tout d’abord, on fonce au pied d’une dunette de sable rouge. L’objectif, c’est grimpette et redescente en courant, comme d’hab avec ce genre d’attraction. A mon goût, ce stop dure un temps fou pour une si courte excursion. Mais pour beaucoup, c’est une première alors elles/ils profitent du plaisir d’avoir plein de sable dans les chaussures !

Cela secoue, tabasse, poussiérise en ambiance beaux décors filmesques…

Puis, nous arrivons vers le célèbre champignon, où certaines, certains s’amusent à jouer à Hercule en mode bon angle de pixelisation.

Ensuite, nous archons avec celle sans nom de 26 mètres de long puis celle de Kharza et ses 34 mètres de long. Une 3ème se cache pas loin mais nous manquons de temps pour y aller. Entre les deux, il est possible de faire le trajet à dos de dromadaire, en payant un petit supplément. L’activité principale consiste à grimpouner sur une arche, faire éventuellement un saut de cabri en haut, si possible bras bien écartés et crier son ode au désert. Bref, cela dure encore un bien trop long moment à mon goût de non fan de parc d’attractions !

A signaler, un petit coin naturel pas très loin de l’arche utilisé par les campements de nuit et par les voyageurs de jour !

En voiture, nous allons russomontagner. Un peu d’élan et on fonce dans la descente. Cela secoue, hurle, rie… et se solde par la photo de groupe avec le désert en arrière-plan.

Il est temps de s’arrêter à la galerie d’art rupestre pour admirer quelques réalisations…

Après les attractions, c’est l’instant population et traditions. Surprise, il n’y a personne sous la tente qui devait nous accueillir, donc nous partons vers la suivante et là tout est bien en place pour le partage du thé. Un thé, entre autres à base de sauge sauvage ressemblant à du dictame. Bien sûr, on peut en acheter. Un parc sans gift-shop ne serait plus un parc digne de ce nom…

La boucle est bouclée et nous aura prix 3h30. Le temps consacré/perdu dans les activités aurait pu nous permettre d’en voir un peu plus comme… Mais je ne suis pas certaine que mes co-voyageuses et co-voyageurs auraient préféré cette option à la vacancing que nous avons vécue. Je me demande ce qu’on peut voir en 1h30 et ne vois pas l’intérêt d’y venir pour si peu. Par contre, en 3/4 heures, un rapide tour d’horizon d’éléments clefs est fait.

Mais qu’est-ce que c’est que cette coupole dans le lointain ? On semble en prendre la direction. Est-ce le reste d’un décor de film, genre Seul sur Mars ?? Est-ce un Transformer en partie enfoui dans le sol ???

C’est le Sun City camp, hôtel restaurant, un de ces campements qui ont poussé dans la zone. Il y en a toutes sortes du plus luxueux au plus rustique. Y dormir permet de découvrir plus en profondeur le site, de vivre une fausse/vraie expérience bédouine touristisée dans la plupart des cas et de découvrir un ciel étoilé si dégagé. Si nous avions été en indépendant, peut-être que nous aurions opté pour un camp confortable comme celui-ci, sans qu’une envie d’une nuit en zone désertique n’émerge vraiment.

Nous buffettons tranquilou, une dernière limonana à 5 JOD un peu décevante goûtant la boisson préparée en mode light pour les grands groupes donc peu goûteuse. Puis c’est le signal de fin des vacances, il reste 4h30 de route à faire pour rejoindre Amman.

Et un arrêt essence pour Phiphi et pipi pour les autres. Et un dernier gift-shop au cas où… Et, nous voilà en banlieue d’Amman. J’avais discuté pendant le déjeuner de la veille avec le guide sur l’option d’un arrêt achat de gâteaux locaux à emporter. Il m’avait dit qu’il allait l’envisager, puis qu’il n’y avait aucun lieu pouvant convenir sur la route et au final, le chauffeur et lui décident d’emmener tout le monde chez… Zalatimo ! Donc c’est razzia collective…

La soirée a déjà des allures de fin. Nous sommes 3 à partir à 7 heures du matin mais les 2 autres ont rendez-vous à 3 heures. Donc, dîner rapide et c’est la séparation de la Dream5.

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:26

pour le vol retour, nous avons bénéficié d'un ciel bien dégagé

Bel entre-ciel d'Amman à Paris

Lever à 5h30, petit-déj, bouclage du sac et de la valisette et à 7h30 la navette part en direction de l'aéroport. A partir de 3 heures du matin, les personnes du groupe ont commencé à partir. Nous sommes les derniers car les seuls en vol direct avec Jordanian. Je me permets donc, et surtout pour un si court voyage, de prévilégier les vols directs...

L'aéroport est atteint à 8h20, franchissement de la douane avec notre visa collectif et découverte des shops dont un méga de chez zalatimo et d'une autre marque de gâteaux. Du coup, il est possible de se charger en gourmandises en dernière minute. J'achète un paquet de café sans cardamone et malheureusement pour mes papilles qui n'en sont guère fans, il en a tout de même un léger goût.

En bus pour aller au bout de la piste, en avion avec plein de place pour chacune, chacun car il y a peu de monde. A 10h45, l'avion décolle pile à l'heure. Le ciel a décidé de nous offrir beau spectacle au survol de la mer Morte, de la Méditérannée, des îles grecques...

Roissy est atteint à 14h50. Mon train part à 17h43. Déjeuner et papotage avec une personne ayant fait un voyage identique au nôtre et que nous avons croisé plusieurs fois au cours de la semaine. Comme moi, elle attend un train. Partir de Roissy est facile quand on poursuit directement avec un train partant de là...

Voili, voilou, cette agréable et intéressante semaine jordanienne vient de se terminer...

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Madikéra » 29 nov. 2018, 23:27

Image

Comme depuis qqs années, ce carnet se termine avec mes récompenses en Or, cette année ce sont des tesselles
https://madikeravoyages.fr/crbst_971.html

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par Jo89 » 30 nov. 2018, 06:51

Hello,

Encore un coin sympa du monde à découvrir :clin:

Je n'ai lu que tes deux premiers messages pour l'instant mais les photos sont bien sympas

Bonne journée

Jo

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par GingerBread » 30 nov. 2018, 07:59

Madikéra a écrit :
29 nov. 2018, 23:12
L'après-midi du jour 3...

Quand un lac devient morte mer, tu te prends pour un bois flotté…

Il est temps de partir vacancer à la beach…



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Compléments, détails, images... sont par là:
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Hello ! Y a un pb de lien sur les photos de ton article. Ca renvoie sur la Norvège.

(sinon moi aussi je suis une "Marie pisse 3 gouttes". Je suis heureuse de croiser qqun qui utilise aussi cette expression que j'ai entendu toute mon enfance :lol: )

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Re: Mosaïque jordanienne, en 6 teintes... Juillet 18

Message par GingerBread » 30 nov. 2018, 08:04

Reqem m’a conduite là où elle le souhaitait et du coup pas forcément là où tout le monde estime devoir impérativement aller…
Et j'ai envie de te dire que c'est tant mieux !! :clin:

Très jolie destination, riche en histoire :super:

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